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Karlie On Beauty

6 years ago by

J’ai rencontré Karlie à Cannes et je vous le dis tout de suite, c’est absolument impossible de ne pas tomber sous son charme.

En plein milieu d’un shooting avec d’autres égéries L’Oréal, elle était détendue, souriante, elle a pris son temps. Souvent, quand on rencontre des célébrités, on se rend aussi compte à quel point elles vivent dans leur bulle, ce qui n’est pas du tout le cas de Karlie. Elle est hyper en phase avec son époque. En plus, elle parle français (elle l’a appris sur les shootings) et va à NYU.

Une super rencontre, dont voici un extrait…

————-

Je suis ravie de te rencontrer et de prendre un peu de temps pour échanger avec toi sur la beauté ! Tu es un modèle pour beaucoup de femmes, ça m’a donné envie de partager ce que tu as à dire sur le blog.
 
C’est un honneur pour moi ! J’adore ce que tu fais. Tu es une pionnière mais en plus, je trouve que tu es la meilleure. J’adore l’esthétique du blog mais aussi sa richesse… je trouve que tu es vraiment très douée.
 
Merci ! Moi, je t’admire, je trouve que tu as parfaitement compris le rôle des réseaux sociaux ; tu n’en fais pas trop, et ce que tu fais, tu le fais bien. J’aimerais qu’on parle de ça aussi, mais d’abord, est-ce que tu peux me dire comment le secteur de la mode – dans lequel tu travailles – a forgé ton idée de la beauté ?
 
J’ai commencé à l’âge de 15 ans en défilant pour Calvin Klein à la New York Fashion Week, je crois que c’était en 2007. J’ai l’impression que c’était il y a une éternité et quand je revois les photos de cette époque, je me dis : « Oh là là, mais pourquoi est-ce qu’ils m’ont choisie comme mannequin ? Je ressemble à une enfant un peu mutante ! J’ai l’impression que c’était il y a super longtemps, et c’est vrai, mes débuts remontent à loin, mais j’ai aussi l’impression d’avoir énormément appris sur ce milieu. Pour l’ado qui avait grandi dans le Midwest, l’industrie de la mode ou de la beauté étaient des univers qui semblaient très lointains. J’ai grandi dans le Missouri, une enfance américaine typique. Je ne me maquillais jamais, je ne portais de grandes marques. Le monde dans lequel je vivais était très simple, très normal.
 
Tu lisais des magazines de mode ?
 
De temps en temps, je feuilletais les Vogue de ma mère, mais j’étais quand même assez refermée sur mon petit monde. Donc ces huit dernières années ont été fantastiques, elles m’ont permis d’ouvrir les yeux sur cette industrie et d’en connaître les rouages, j’en apprécie tous es aspects. Je travaille avec les meilleurs, et quand je suis entre les mains d’un make-up artist, je sens le poids des pinceaux sur mon visage, la technique qu’il utilise. Je vois quels produits il choisit, je sais ce qui marche et ce qui ne marche pas… J’ai découvert comment on se maquillait et en plus, à force d’être restée des heures entre les mains de maquilleurs et de coiffeurs, je sais exactement ce qui me va. Donc j’ai vraiment beaucoup de respect pour tout ça.
 
Est-ce qu’il t’arrive d’avoir des moments genre «Je crois que je vais pas y arriver, je me trouve moche, ou comment je vais gérer ce truc ? »
 
Bien sûr, ça m’arrivait quand j’avais 15 ans, et maintenant que je suis vieille, à 22 ans, aussi… [rires]  Ces 7 ou 8 dernières années ont été incroyables, de 15 à 22 ans. C’est une période ingrate, cet âge-là, qu’on soit sous les spotlights, sur un podium, scrutée au moindre faux pas, ou qu’on soit juste une lycéenne qui mène une vie « normale ». Je crois que j’ai grandi dans un environnement très équilibré. Donc au lycée, et depuis le premier jour de ma carrière de mannequin, j’ai été exposée à tout cet univers de défilés, de voyages, de travail, de rencontres exceptionnelles mais après, je rentrais chez moi et je retournais à l’école, sans maquillage, en jean et t-shirt. Donc j’ai appris à séparer très clairement ma vie professionnelle de mannequin.

En fait, c’est presque comme jouer un rôle, et je crois que j’ai toujours abordé ce boulot comme ça. Si quelqu’un fait un commentaire sur moi ou me critique sévèrement – ça arrive à tout le monde – je prends ça avec du recul.  Je ne prends pas ça comme un compliment ou une insulte pour moi, en tant qu’individu, et c’est quelque chose de que j’ai appris à développer avec les années. C’est un peu une carapace ! Je sais aussi qui je suis sous ces coiffures et ce maquillage fabuleux, et j’aime bien continuer à faire des trucs qui m’enrichissent, c’est pour ça que je garde cette envie d’apprendre… et bien sûr, rester en forme et faire du sport, c’est quelque chose qui me fait me sentir bien à l’intérieur et à l’extérieur. 

A l’intérieur et à l’extérieur. C’est intéressant, parce que j’ai l’impression qu’on souffre un peu d’une crise d’identité entre ce qu’on est vraiment et la façon dont on apparaît sur les réseaux sociaux, comme Instagram. Et en fin de compte, je crois qu’il faut juste savoir ce qu’on a envie de laisser filtrer… Mais ce n’est pas toujours évident.
 
Les réseaux sociaux, et surtout Instagram, c’est vraiment intéressant, parce qu’on contrôle complètement la façon dont on veut que le reste du monde nous voit. Toi, tu n’es pas uniquement dans l’ombre comme l’artiste derrière son blog, tu écris, tu dessines, tu crées des choses que les gens interprètent à leur manière, et tu es aussi la colonne vertébrale de ta boîte en plus d’être une figure publique. Moi, j’ai toujours fait attention : j’incarne cette image bien lisse, la photo glamour, mais aussi ce qu’il y a en-dessous. Et je fais en sorte d’utiliser les réseaux sociaux pour montrer ces deux facettes.
 
Est-ce qu’il y a des gens qui t’ont aidée à faire ton chemin ? Conseillée ?
 
Bien sûr ! Christy Turlington. Elle est fabuleuse. C’est vraiment une amie très chère, une personne que j’ai toujours admirée mais qui est devenue une très bonne amie. Elle m’aide beaucoup dans mes choix. Quand j’ai postulé à l’Université de NY, c’est elle qui m’a écrit ma lettre de recommandation.
 
C’est adorable ! Pour finir, de quelle manière ton rôle d’ambassadrice de beauté te donne-t-il du pouvoir, celui de t’exprimer différemment ?

Travailler avec L’Oréal, c’est un rêve, parce que leur équipe d’ambassadrices est vraiment dynamique et belle, de plein de façons différentes. Il y a des femmes de tous âges, de toutes origines ethniques, de milieux différents, qui incarnent toutes cette notion sous-jacente qu’elles « le valent bien ». Je crois que ça va bien au-delà de notre apparence. Toutes les femmes qui représentent L’Oréal ont tant de choses à apporter en tant qu’individus, beaucoup plus que leur plastique… elles sont intelligentes, bosseuses et passionnées par ce qu’elles font.

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