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Tokyo City Guide

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Une des choses que je préfère dans le fait de gérer tokyobike aux Amériques, l’entreprise dont je suis propriétaire, c’est mon voyage annuel à Tokyo – un moment qui permet de réfléchir à l’année qui vient de s’écouler, de planifier l’année suivante et d’approfondir mon lien avec la ville qui a donné naissance à notre marque. Chaque voyage et chaque saison est unique, apporte des moments particuliers de surprise et de plaisir, de nouvelles manières de voir les choses et une admiration constante pour un mode de vie très particulier. Et ce dernier voyage n’était certainement pas une exception.

Tokyo City Guide

A chaque fois que j’atterris au Japon, mon corps passe par les mêmes étapes initiales d’adaptation – la première étant la langue. Comme mon japonais se limite aux termes basiques hai, arigat?, et onegai shimasu (en plus de tous les noms de poisson potentiellement utiles dans un restaurant de sushis, évidemment), je deviens tout de suite très curieuse. Je veux comprendre et absorber tout ce qui m’entoure.

Comme nous atterrissons souvent tard le soir, nous avons la même routine à chaque voyage : retour à l’hôtel pour déposer nos bagages et sortie pour un dîner tardif. Au Japon, c’est toujours la nourriture qui me permet de retrouver un sentiment de confort et de familiarité donc ce premier repas, même s’il est en général rapide et simple, me donne toujours la même impression que le premier déjeuner que me prépare ma mère quand je rentre au Brésil – un repas pour me souhaiter la bienvenue chez moi.

Selon les quartiers, Tokyo peut être très calme la nuit donc ce n’est que le lendemain matin que je passe aux étapes suivantes de l’adaptation et, en gros, ça se résume à : réapprendre le système du métro, m’habituer à faire du vélo de l’autre côté de la route et évoluer dans des foules nombreuses mais respectueuses.

Tokyo est connu pour ses foules – tout le monde a déjà vu le chaos parfaitement contrôlé à l’intersection la plus fréquentée au monde, Shibuya Crossing. Par comparaison, j’aime explorer la ville d’une manière que nous appelons, à tokyobike, le Tokyo Slow. Ce n’est pas une question de rapidité, c’est un état d’esprit. Je pourrais partager de nombreux guides de Tokyo mais ces différents endroits offrent un aperçu de la signification du Tokyo Slow à mes yeux – un rappel rafraîchissant qu’il y a d’autres manières de voir et d’expérimenter la vie.

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tokyobike Rentals

Louez un vélo et partez visiter le quartier qui a inspiré ce concept. Situé au nord du parc Ueno, Yanaka fait partie des quartiers les plus vieux et mieux préservés de Tokyo. Il a échappé aux bombardements de la Deuxième Guerre mondiale, a survécu au séisme du Kanto et à l’incendie de 1923, plein de temples et d’histoire, avec un fonctionnement unique dans la ville. Les rues sont étroites, les entreprises sont familiales, dédiées en général à un artisanat unique, et peu à peu, le quartier se transforme en haut lieu de la cuisine et du design authentiques. Si vous êtes curieux de découvrir le quartier et de connaître les lieux à voir, voici un lien vers notre guide qui évolue constamment.

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Sushi Hayakawa

Sushi Omakase, l’épitomé du Tokyo Slow. Patience, respect pour la nourriture, l’artisanat et un goût pour les détails subtils, tout ce qui fait mon repas préféré. La lente aventure de Sushi Hayakawa commence quand on essaie de trouver où c’est. Comme il est caché à plusieurs étages de haut, dans un immeuble qui n’a rien de particulier, avec l’entrée derrière un petit magasin ouvert 24/24 sans indication, vous serez immédiatement surpris par la beauté des lieux. Murs noirs, comptoir traditionnel en bois et un bonsaï solitaire, voilà tout le décor pour ce bar à sushis de 6 personnes. Chef Akira Hayakawa propose une vision unique des pratiques traditionnelles où le poisson vieilli fait partie du menu. Pour le chef, la fraîcheur n’est pas toujours à privilégier et un sushi vieilli par fermentation peut être aussi délicieux qu’un boeuf vieilli par fermentation. Tout dépend de l’état du poisson cru frais, d’abord emballé à vide et gardé sous glace jusqu’à environ 2h avant la consommation. Et enfin, le rouleau Hayakawa Special est vraiment à tuer, un otoro (un thon grès gras) poêlé avec des truffes, des oignons émincés à déguster avec une sauce soja à la truffe. Sublimement riche et unique.

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Torichataro

Récemment rénové, ce restaurant pour 12 est accueillant et magnifique. Dans ce restaurant familial, le mari est le talentueux chef et la femme, une sommelière accomplie spécialiste en saké. On vous recommande de suivre l’esprit du restaurant – un Yakitori Omase associé à du saké. J’ai grandi au Brésil, à quasiment tout manger dans le poulet, particulièrement dans le “canja”, une soupe traditionnelle de riz et de poulet que ma grand-mère me cuisinait quand j’étais malade. Et donc, le yakitori, même si ça semble sauvage, ne m’a jamais été étranger. Torichataro, de l’autre côté, a poussé l’expérience jusqu’à un autre niveau. Je vous conseille de garder un esprit ouvert en y allant, même si vous n’êtes pas très aventurier en matière de nourriture. Même si vous pouvez faire des choix classiques, il ne faut pas manquer deux plats vraiment uniques. C’est la première fois de ma vie que j’ai mangé du poulet cru, servi comme un sashimi saisi. Ça peut faire peur dans de nombreuses cultures mais il faut se souvenir que le poulet est un plat délicat au Japon et qu’il est donc élevé et préparé dans des conditions très différentes de l’hémisphère occidental. Ce n’est donc pas dangereux à manger, même si c’est inhabituel. Il ne faut pas non plus passer à côté du Chochin. C’est une autre spécialité japonaise, un ovocyte fumé, et c’est tout aussi rare. Et j’irais jusqu’à dire que c’est la chose la plus délicieuse que j’ai jamais mangée. Et même si certains peuvent considérer le Yakitori comme un simple poulet sur brochettes, une nourriture simple, c’est un parfait rappel de l’absence de gaspillage dans la culture japonaise et toutes les parties de l’animal devraient être appréciées et savourées.

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Koffee Mameya

Omotesando Koffee a longtemps été considéré comme un des meilleurs cafés de Tokyo. Je trouvais personnellement qu’il était sympa mais je n’ai jamais compris l’enthousiasme. Quand les propriétaires ont fermé leur antenne de Shibuya et ouvert le nouveau Koffee Mameya, j’étais impatiente d’y aller tant ça incarne l’essence de Tokyo Slow. Le nom signifie, littéralement, “magasin de grains”, et la vision est moins celle d’un magasin de café que de curators de café – ils ne font pas rôtir le café mais ils sélectionnent les meilleures grains du monde entier. Le temps d’attente avant de goûter le café de votre choix peut durer de 45 minutes à 1h30 mais ne vous découragez pas. On vous pose quelques questions pour commencer votre aventure du café, découvrir la gamme et les différences entre les différents cafés, apprendre l’histoire de chaque grain et, in fine, trouver ce qu’il vous faut. Même si vous n’êtes pas obligés d’acheter des grains, le café qu’on ramène à la maison est un souvenir délicieux de la visite, qui ne dure malheureusement pas assez longtemps.

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ten

Vous n’avez peut-être pas beaucoup de raisons d’aller à Kiyosumi-Shirakawa, mais si la perspective de traverser la rivière Sumida à vélo ne vous suffit pas, ce magasin devrait être une motivation suffisante. Ten fait partie des endroits qui vous enveloppe de paix dès votre entrée. On voit de la beauté partout – dans la sélection soignée d’objets et de vêtements de petits créateurs japonais, dans l’artisanat du design et dans l’origine de la boutique. Chaque petit coin a quelque chose à offrir. C’est une autre histoire familiale, cette boutique appartient à Sae Yamamoto et le travail original et sophistiqué de métal a été faite par sa partenaire, Kodai Kawaii. On ne trouve ce genre de boutiques que dans des environnements comme le Japon, où on apprécie pleinement le shopping local.

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Yaeca Apartment Store

Un autre exemple de boutique raffinée, Yaeca Apartment Store, est situé de manière inattendue au 2e étage du bâtiment Naka-Meguro. C’est un petit environnement chaleureux où on trouve une gamme minimaliste de produits ainsi qu’une gamme de vêtements soigneusement construite pour le quotidien. Il y a deux autres boutiques à Tokyo, et chacune d’entre elles est unique. N’oubliez pas de visiter le Yaeca Home Store à Shirokane, un mélange parfait entre une boutique et un logement, où ils abritent une collection d’oeuvres d’art et de mobilier moderne de designers et artistes célèbres, en plus de leurs collections de vêtements et d’accessoires.

Si vous cherchez plus de conseils, cliquez ici pour plus de détails sur ma dernière visite, où dormir, où manger et que visiter. Et si vous cherchez encore plus d’informations, voilà notre guide tokyobike Sakura guide.

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