lucy laucht montauk garance dore photos

4 years ago by

J’ai rencontré Lucy sur la plage, à Montauk, au début de l’année, un véritable rayon de soleil à l’accent britannique !
Lucy a plus de tampons dans son passeport que n’importe qui et des tonnes d’histoires dingues, passionnantes, incroyables, pour aller avec…


 
Elle est un écrivain, spécialiste de contenu numérique et photographe, et elle a grandi en Angleterre puis elle est partie il y a 8 ans sans regarder en arrière. Depuis, elle est allée dans plus de 30 pays, elle a passé quelques années dans le nord de l’Australie et est arrivée à New York il y a cinq ans. Pas du genre à tenir en place, Lucy et son copain partent presque tous les week-ends. Il y a quelques mois, ils ont décidé d’acheter un van vintage pour pouvoir partir en toute liberté. C’est ce que j’adore chez Lucy, pour elle l’aventure et les expériences, c’est plus important que le luxe. Une véritable aventurière.
 
Quand j’ai parlé d’elle à G, on s’est dit qu’on avait envie d’en savoir plus sur le mode de vie nomade de Lucy, sur ses endroits préférés à Montauk, et sur ce qu’est la #VieEnVan…
 

———–

 
Tu adores voyager. D’où crois-tu que cette passion te vient ?
Je venais de terminer mes études et je bossais comme assistante dans la mode à Londres. Un matin d’hiver, je me souviens m’être clairement dit, en traînant six valises de fringues au Studio sous la pluie, alors qu’il faisait encore nuit, que la vie, c’était forcément autre chose ! Il y avait tout un monde autour de moi ! Donc j’ai décidé de partir l’explorer. J’ai cumulé trois boulots pour faire des économies et pouvoir voyager autour du monde pendant un an avec un budget-mini. Inutile de dire que je suis vite devenue accro et que je ne suis jamais rentrée chez moi…
 
Maintenant, tu voyages régulièrement en van. Qu’est-ce qui vous a décidé à acheter un van ?
On revenait d’un trip à Cuba et un long été brûlant se profilait à NY. Donc on a décidé d’investir dans une maison itinérante, en l’occurrence un van Volkswagen Westfalia de 1985. C’est un van fait pour la route, avec un espace pour dormir, un coin kitchenette et plein de place sur le toit pour les planches de surf (c’est essentiel !) On l’a appelé La Guaguita ou « petit bus » en espagnol cubain.
 
A quoi il ressemblait quand vous l’avez acheté ? Vous l’avez beaucoup réaménagé ?
30 ans, ça marque ! On l’a acheté à un type qui avait traversé le pays plusieurs fois, il était même allé au Guatemala en passant par le Mexique. Je pense qu’il doit avoir pas mal d’histoires à raconter. On a commencé avec des rideaux tout neufs, un nouveau toit dépliant, plein de couvertures mexicaines et un tapis marocain.
 
D’autres changements en vue ?
La liste est sans fin, avec aussi beaucoup de trucs d’ordre mécanique un peu pénibles mais indispensables. Avec Pinterest, je rêve de portières tapissées de bois, de détails en cuivre et de fauteuils recouverts de tissu indigo Shibori.  
 
Qu’est-ce que tu préfères dans les voyages en van ?
Ça permet d’être spontané, de partir un peu n’importe où rapidement. Se réveiller devant un lever de soleil, entendre les vagues s’écraser sur le sable sans une âme qui vive à perte de vue, j’adore.
 
Et ce qui te plaît le moins ?
#LaVieEnVan, c’est moyen romantique quand il tombe des cordes et qu’il commence à y avoir des fuites dans le toit.
 
Il y a des fois où tu préférerais être dans une chambre d’hôtel ?
On n’a encore jamais renoncé, mais on a failli !
 
Qu’est-ce qui fait que tu te sens à la maison dans ton van ?
Il y a quelques jours, on a réussi à faire entrer sept amis dedans, et on a passé la soirée sur une falaise, à écouter Marty Robbins et à siroter du rhum du Nicaragua. Finalement, notre Guaguita s’est avéré être un espace hyper accueillant de 8 mètres carrés. Je crois que ce soir-là, tout le monde a été convaincu par la vie dans un van.
 
Cet été, tu pars en van à Montauk tous les week-ends. Pourquoi là-bas ?
J’adore que ce soit à trois heures de NY mais complètement dépaysant. Avec mon copain, on habite en ville mais on adore le grand air (il est australien) et Montauk est un super terrain de jeux quand on aime le surf, la pêche et la rando.
 
Un week-end idéal à Montauk:
 
Vendredi soir, 23h30. On arrive tard (La vitesse max du van, c’est 90 km/h, donc il faut du temps) et en général on se gare sur le bord de mer et on sirote une bouteille de vin rouge à la belle étoile.
 
Samedi matin, 6h30. On sort le nez pour regarder les vagues et on se prépare un bon café. Paul va surfer ou pêcher pendant que je prends quelques photos si la lumière est bonne.
 
Samedi, 11h. Plage. On choisit une de nos plages préférées : soit un peu à l’écart près de Old Montauk Highway ou Ranch, accessible après une demi-heure de marche. Les deux sont super désertes.
 
Samedi après-midi, 14h. Déjeuner chez The Dock, un de nos spots préférés à Montauk. Le sandwich Fishwich et le rosé Wölffers Estate sont parfaits
 
Samedi soir, 18h.  Au menu pour dîner, crevettes et pêche du jour de chez Gosman’s Seafood Market, le tout cuit dans un poêle en fonte sur le feu. Notre spot secret, c’est une plage tout près de Montauk Point, où les couchers de soleil sont incroyables.
 
Dimanche matin, 9h. On va en ville petit-déjeuner d’un bol d’açaï chez Happy Bowls. On se balade; visite du parc Montauk Community Garden avec des fleurs et légumes sublimes. On prend un café chez Left Hand, on jette un œil dans le magasin Air & Speed Surf et la boutique Cynthia Rowley. 
 
Dimanche, 12h. On prend une bouteille de rosé et on file chez Duryea’s Lobster Deck pour déguster du homard et admirer Fort Pond.
 
Dimanche après-midi, 15h. Petite balade digestive. Il y a des super sentiers de randonnée à Montauk : Shadmoor State Park ou le Seal Haul.
 
Dimanche soir, 18h. On passe au Liar’s Saloon pour une Corona rapide (ou un Mudslide, cocktail décadent au chocolat si on est ambitieux/suicidaire) 
 
Dimanche, 20h. On reprend la route, et on fait une petite halte au Lobster Grill Inn en chemin (la nourriture, c’est une de nos occupations préférées, le week-end !) 
 
Et le secret le mieux gardé de Montauk ?
Ses kilomètres de sublimes plages de sable désertes : quittez Montauk, la foule et partez à l’aventure. Et goûtez le sandwich au poisson frit du food-truck Sand Dollar, impérissable.

Cliquez ici pour retrouver d’autres city guides.

12 comments

Ajouter le votre

From the Archives

Pardon My French
  • Pardon My French
  • DORÉ x THE OUTNET
  • This or That
  • Happy Holidays!
  • #AtelierDoréDoes
  • How To...
Stephanie Danan: Conscious Creation

Stephanie Danan: Conscious Creation

Ian Schrager: Boundary Pusher

Ian Schrager: Boundary Pusher

Carte Blanche: Turning a Creative Passion into a Business - Clare Vivier, Tina Frey and Ellen Marie Bennett garance dore pardon my french

Carte Blanche: Turning a Creative Passion into a Business

atelier dore eric ripert pardon my french podcast garance dore

Eric Ripert: The Fire Inside

Perla Servan-Schreiber: Growing Joy

Perla Servan-Schreiber: Growing Joy

Veronica Poblete: Mother of the Desert

Veronica Poblete: Mother of the Desert

Caroline Belhumeur: A Quiet Sophistication

Caroline Belhumeur: A Quiet Sophistication

CASSANDRA GREY: The Confidence Code

CASSANDRA GREY: The Confidence Code

Fran Hauser: Leading with Kindness

Fran Hauser: Leading with Kindness