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New Designer / Tessa Matthias

5 years ago by

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Erik Melvin

Il y a beaucoup de nouveaux designers qui surgissent chaque saison, c’est parfois difficile de s’y retrouver. On s’est dit que ce serait sympa de vous présenter quelques-unes des nouvelles marques qu’on venait de découvrir ou qu’on suivait depuis quelques saisons et que vous avez peut-être manquées !

Tessa Matthias vient de Californie, c’est quelqu’un de très agréable dotée d’une énergie communicative. Sa première collection – A/H 2016 – était un mélange ludique de silhouettes à la fois modernes et singulières. Tailleurs à motifs floraux, blazers lacés dans le dos, palette de couleurs allant de l’orange poudré aux notes cacaotées… des vêtements chaleureux qu’on imagine facilement dans sa penderie.

Tessa Matthias garance dore photo

Tessa Matthias Garance Dore photo

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Comment ton travail de créatrice pour des marques comme Theory t’a-t-il influencée dans le processus de création de ta marque ?
Travailler dans un environnement professionnel bien établi, c’était génial à plusieurs titres. J’ai appris beaucoup sur moi, comme par exemple ce qui fait un bon communicant, je me suis familiarisée avec les différents degrés de créativité qui sont nécessaires. Pendant mes études de mode à Parsons, je n’avais pas compris tout le côté politique de l’industrie dans laquelle je me lançais, mais j’ai aimé me familiariser avec les aspects de la mode contemporaine à New York. J’étais plutôt douée, mais à la fois assez naïve, et parfois, c’est cette naïveté qui donne le courage d’entreprendre ce qu’on veut. Moi, j’avais toujours voulu avoir ma propre marque, et maintenant, je me sens suffisamment armée pour la développer, grâce à tout ce que j’ai appris ces 11 dernières années à NY.

Peux-tu-tu nous parler de tes autres sources d’inspiration ?

Ma « muse », ça a toujours été cette femme idéale qui existe au fond de ma tête quand je crée… délurée, forte et intelligente. Je sais que c’est un mix de ma mère et de mes trois sœurs, dont Natalie. J’ai grandi entourée de femmes… et ma famille continue à produire des filles, génération après génération, plein de femmes. J’ai des souvenirs très précis de week-ends passés chez ma grand-mère, à me perdre dans les différentes pièces de sa grande maison. Je me retrouvais toujours dans son grand dressing, à essayer des chaussures, des chapeaux, des gants. Elle avait plein de vestes en tweed, de jolies robes Pucci. Mais elle avait surtout des chapeaux. Elle s’appelait Nancy et se faisait coiffer tous les vendredis. C’était vraiment ma muse.

Tu as choisi pour tissus d’anciens stocks donc la disponibilité est limitée, ce qui crée un sentiment d’exclusivité. La durabilité, l’aspect recyclage, est-ce quelque chose que tu veux mettre en avant dans ta collection ?
J’adore les tissus vintage. On ne fait plus les choses de la même façon, et j’ai un faible pour les petits détails. Ceci dit, oui, en effet, l’aspect durable me plaît, mais ce n’est pas ma priorité en ce moment. Le développement durable m’intéresse à plus large échelle, et j’aimerais intégrer cette donnée à mon entreprise à mesure qu’elle se développera. Je m’intéresse beaucoup à la façon dont les choses sont faites, à la manière dont cela affecte notre environnement. Pour ce qui est de la collection de l’automne 2016, c’est l’idée de nostalgie qui m’a guidée, et le côté charmant des vieux tissus que j’ai choisi d’utiliser. Heureusement, le stock a suffi à la production.

Tessa Matthias Garance Dore photo

Passer des coulisses d’une grande boîte à la création de sa propre entité en tant que designer, comment est-ce que ça s’est passé ? Qu’est-ce qui t’a le plus étonnée ?
Je me suis sentie très vulnérable en tant que créatrice. Mais ce n’est pas quelque chose de négatif. Je ne serais pas épanouie, je ne me sentirais pas bien si je n’avais pas exploré ce côté de ma personnalité. Se sentir vulnérable, c’est un point de départ très motivant.

Quand est né cet intérêt pour la mode ?
Le premier mot que j’ai dit, ça a été « chaussure ».
J’ai cousu mon premier vêtement quand j’avais neuf ans. C’était une mini-jupe imprimée de palmiers et de bateaux, avec de la mousseline transparente par-dessus. J’étais obsédée par la machine à coudre. Au lycée, les copines venaient s’habiller à la maison avant les fêtes, je découpais les draps et taies d’oreiller de ma mère, je nous créais des tops et des robes bustiers. Tout ce qui m’intéressait, c’était les vêtements.

Toi qui as grandi en Californie et qui y es revenue récemment, tu sens que le mode de vie décontracté de la côte ouest influence ton concept ?
Après la première collection, beaucoup de femmes ont trouvé que ça faisait soit très européen ou très NY. J’ai commencé à développer ma marque à New York pour déménager à LA quelques mois plus tard. Maintenant, je fais des allers-retours réguliers.
Finalement, ce qui ressort, c’est que ma marque est construite autour du concept de « vacances sans fin ». Mon papa est allemand, ma mère australienne, je m’identifie beaucoup à ce mélange des origines. Leurs goûts vestimentaires, leur façon de s’habiller comme s’ils venaient du sud de la France résonne en moi… et je pense que le côté Californie accentue tout ça.

Décris ta collection en trois mots.
Forte, élégante et ludique.

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