Rom Coms

2 years ago by

Rom Coms

L’autre jour, à l’Atelier, nous discutions de nos auteurs préférés quand Veronica a mentionné Nora Ephron. J’ai dû admettre avec embarras que même je suis une fan absolue de ses films, je n’ai jamais rien lu d’elle. Veronica s’est tournée vers moi choquée et a dit “MAIS NORA EPHRON C’EST LITTÉRALEMENT TOI ?!!”

En sortant du bureau, je me suis précipitée à la librairie McNally Jackson et j’ai acheté Heartburn, que je dévore depuis, plus rapidement qu’une glace qui fond.

Je suis une écrivaine juive et je vis en ce moment à New York donc je vois ce que veut dire Veronica (et je suis ultra-flattée!). Je suis aussi un peu une incorrigible romantique…
J’ai grandi avec les films d’Ephron, parmi toutes les comédies romantiques.

Je me souviens parfaitement avoir regardé Dirty Dancing avec ma mère quand j’étais enfant, elle accélérait les scènes d’avortement pour que je ne vois que “le dancing” ! Je me souviens, à douze ans, avoir vu A la recherche de l’homme parfait au cinéma, encore avec ma mère, et glousser à chaque fois que Mandy Moore ou Diane Keaton prononçait le mot “orgasme”.

Je me souviens du personnage de Reese Witherspoon dans Sweet Home Alabama hurlant “mais pourquoi tu veux m’épouser de toute façon ?” Ce à quoi un Josh Lucas trempé par la pluie répond “pour t’embrasser à chaque fois que j’en ai envie”. Je me souviens de Julia Roberts et Dermot Mulroney dansant sur “The Way You Look Tonight” sur un bateau descendant la rivière de Chicago dans Le Mariage de mon meilleur ami. Je me souviens de John Cusack tenant son gros radio cassette (Un Monde pour nous).

Est-ce que j’aurais aimé que ces films donnent plus d’importance et d’action à ces femmes, en dehors des limites de la relation traditionnelle, hétéro et dépassée de la fille qui a besoin d’un garçon ? Bien sûr. Mais ça ne veut pas dire qu’on ne peut pas apprendre beaucoup de ces films.

Parce que les moments que je garde surtout en tête, plus que tout, sont ceux où les femmes de ces films sont les meilleures, les plus spirituelles, les plus intelligentes et les plus stylées que j’aurais pu imaginer. (Enfin, ça… et Mark Ruffalo dans Trente ans sinon rien ;) ). Le type de filles qui peuvent écrire un édito cinglant, choisir la couleur de rouge à lèvres la plus flatteuse, citer Virginia Woolf et cuire parfaitement le poulet rôti. C’est-à-dire, des femmes qui sont subtiles, qui n’ont pas peur de leur féminité mais n’ont pas non plus peur de leur cerveau. Le type de femme que j’espère être.

Voilà ce dont je veux parler : le discours d’Elle Woods qui gagne son procès au tribunal, en prouvant l’innocence d’une femme à partir de “règles de soins capillaires” (La Revanche d’une blonde). L’excitation que ressent Jenna Rink (encore Trente ans sinon rien) après avoir écrit un édito génial et joyeux avec ses amis en se basant sur des “vrais” gens (rappelons que c’était 10 ans avant que l’industrie de la mode ne s’y mette). L’inébranlable conviction de Sally Albright (Quand Harry rencontre Sally) de rester elle-même, même “difficile”, et de garder son badinage intelligent et sa capacité à changer d’avis.

Vous voyez, plus que me dicter le type de relations amoureuses dans lesquelles je voudrais être, ces films m’ont donné des modèles féminins – comment s’engager dans une carrière qui me passionne, comment me construire un chez-moi dans une grande ville, comment me construire une vie passionnante.

Et, quand j’écris ces lignes, c’est un dimanche après-midi et je suis assise à la terrasse d’un café dans mon quartier. Il fait assez chaud pour siroter un café glacé mais assez froid pour être emmitouflée dans un pull confortable. En d’autres mots, c’est le parfait temps, comme dans Vous avez un [email protected], pour vous faire aimer New York même pour un instant. Et je ne peux pas m’empêcher de me sentir un peu comme Meg Ryan dans ce film. Une New-Yorkaise indépendante avec une tendance à la sentimentalité, un penchant pour le beau cachemire et qui adore les livres.

L’autre soir, je suis allée à un cours de sport trop difficile qui m’a fait penser à Meg Ryan dans son justaucorps et ses guêtres dans ce montage de Quand Harry rencontre Sally où elle essaie de passer à autre chose et d’apprécier sa vie de célibataire à NY. Ensuite, je me suis achetée une triste salade à emporter chez Sweetgreen, pour la manger chez moi sur mon canapé. Dans l’ascenseur jusqu’à mon étage, il y avait une autre fille, la vingtaine, en vêtements de sport, avec le même sac Sweetgreen à la main. Et en allumant une bougie et en m’asseyant pour manger devant la télé, je n’ai pas pu ne pas penser à Jennifer Lopez faisant pareil au début de Jour J. Et cette pensée m’a réconfortée et m’a fait me sentir moins seule.

3 comments

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  • Wow…. I thought I was the only closet chick flick tragic. I have been going through a Hugh Grant and Sandra Bullock phase …. About a boy, Notting Hill, The Proposal, 28 Days, Music and Lyrics …, gentle, soul soothing and identifiable, and reaffirms my single heart that there is love out there… but most of all self love… to indulge in something that makes you laugh and cry and cringe and feel good. Thank you Linne.

  • Charlie 4 octobre 2018, 2:44

    Oooh Sanja make sure to watch 2 weeks notice. So funny!! One of my all time favourites.

  • I really appreciated this article! Just re-watched You’ve Got Mail the other day :)

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